Le seul astre solaire qui illumine mes jours, c'est toi. [ft.Déanna - Doux Murmure]


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Le seul astre solaire qui illumine mes jours, c'est toi. [ft.Déanna - Doux Murmure]

CHAGRIN DU VENT
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Olsönn
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Le seul astre solaire qui illumine mes jours, c'est toi.

Aujourd’hui, je lui dis tout.

Olsönn était sorti tôt ce matin-là, pour chasser, mais surtout pour fuir l’agitation perpétuelle du camp. Et au fond de lui, il savait que c’était aussi pour ne pas la croiser. Doux Murmure. Déanna.

N’ayant que deux lunes de différence, ils avaient grandi ensemble et au fil du temps, avaient tissé les liens d’une belle amitié. Bien qu’elle ait préférée la voie des soigneurs, cela n’empêchait pas Olsönn de lui accorder une place importante dans son cœur. Trop importante peut être. Où est la limite entre un amour fraternel et un amour emprunt de désir ? Comment le cœur du jeune loup avait-il chaviré jusqu’à ce que le moindre de ses battements lui soit dédié ?
En somme, être amoureux ce n’est pas bien grave – c’est ce qu’il se répétait sans cesse pour se rassurer. Mais être épris d’une louve dont le statut interdit la moindre relation … C’était une affaire plus délicate. Olsönn ne voulait pas attirer d’ennuis à sa belle, et accessoirement ne pas s’attirer à lui-même des ennuis. De plus il ne savait même pas si Déanna partageait ses sentiments. La raison le poussait à espérer que non. Son cœur, lui, criait une tout autre chose, évidemment.
En même temps, comment ne pas succomber, elle qui était si douce, si sincère. Elle qui ne parlait pas beaucoup, et qui pourtant disait tellement.

Tout son être ployait sous le poids de cet amour interdit qu’il gardait secret. Il fallait que cela cesse, alors aujourd’hui sa décision était prise. Après tant de temps passé à lutter contre lui-même, Olsönn avait enfin trouvé le courage d’avouer à Déanna qu’il l’aimait. Il n’attendait rien en retour si ce n’est qu’un peu de compassion, puisqu’après tout, ils n’avaient pas le droit de vivre cet amour.

Lorsqu’il rentra au camp, le soleil était déjà bas dans le ciel. Il avait repoussé le moment fatidique jusqu’à ne plus sentir ses pattes à force d’errer sans but sur le territoire de la meute. Il n’avait même pas pensé à attraper la moindre proie, trop occupé à appréhender son retour.
Il entra dans les galeries souterraines, se dirigeant d’un pas lent mais assuré vers l’antre de la soigneuse. Avant de pénétrer dans la crevasse sombre, il prit une grande inspiration en fermant ses paupières.

Je ne reculerai pas.

Il s’avança enfin. Elle était là.

« Salut Déanna ! Est-ce que je … Est-ce que je peux te parler ? »

Sa fourrure noire et blanche se confondait avec l’obscurité et pourtant elle illuminait la crevasse par sa présence. Olsönn avait grandi, comme tous les siens, privé de la lumière dans ces galeries et dans le bois voisin. Cela ne l’avait jamais dérangé, car il avait appris à chérir une autre source de lumière. Déanna. Elle était le seul soleil dont il avait réellement besoin.


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Dernière édition par Mr Scrooge le Sam 15 Déc - 23:37, édité 2 fois
DOUX MURMURE
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Déanna
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Je t'aime alors que je ne le devrais pas.



Feat. Chagrin du Vent - Olsönn


Dès l'aube, la louve noire et blanche était levée.
Elle prit le temps de s'habituer à l'obscurité qui l'enveloppait, son nid se trouvait dans l'une des crevasses les plus éloignées de la sortie des Souterrains mais également une des plus grandes, c'était celle du Soigneur et il était donc logique qu'elle soit de bonne taille afin de pouvoir accueillir plus de deux loups en son sein.
Et bien que la grotte ne bénéficiait d'aucun rayons de soleil pour l'éclairer, une autre source de lumière existait dans cette partie profonde des galeries, les champignons phosphorescents. Ils dégageaient une lueur bleutée qui permettait à la soigneuse de parfaitement voir ses patients lors d'examen ou d'intervention plus importante.
Les yeux ambrés de la louve finirent par s'accommoder, parvenant à voir sans difficulté les parois rocheuses qui étaient, pour la plupart, recouvertes de ces champignons bleus. Pendant longtemps, les loups de la meute s'étaient inquiétés à leur propos, craignant qu'ils aient des répercussions sur la santé des habitants mais il n'en fut jamais le cas, ces petites lanternes naturelles étaient inoffensives pour eux, au grand soulagement de la meute.
Cependant, cette source de lumière restait assez faible, elle ne pouvait pas dissiper l'obscurité, celle-ci demeurait très présente mais la louve s'y était habituée depuis bien des lunes et cela ne la dérangeait guère, bien au contraire, elle se sentait bien et en sécurité, à l'abri dans ce voile sombre.

Une fois bien réveillée, elle s'étira longuement les pattes puis se fit une toilette rapide en citant dans sa tête les noms des loups qu'elle devait aller voir pendant la journée. Elle devait amener à certains des remèdes, pour d'autres il fallait qu'elle vérifie si leurs plaies avaient bien cicatrisé, elle devait soigner les siens en somme, comme tout les jours, et chaque jour, elle appréciait un peu plus son rôle.
Du plus profond de sa mémoire, être soigneuse a toujours été sa vocation, elle a toujours souhaité apporter le bien autour d'elle, soulager les maux des siens et sauver leurs vies, ce devoir, c'était toute sa vie, c'était sa responsabilité et elle devait en être digne. Elle devait une fidélité exclusive à sa meute...

... Pourtant, bien qu'elle aurait aimé que la vie soit aussi simple, un loup était entré dans sa vie, puis dans son cœur.
Ce loup, c'était Chagrin du Vent. Olsönn.
Son tempérament calme et loyal, sa gentillesse à l'égard de Déanna, le respect et l'appréciation dont il faisait preuve avec elle, avec le silence dans lequel elle devait, mais avait aussi choisi de vivre, avait su atteindre la louve. Elle ne s'en rendit pas compte de suite, pensant qu'il ne s'agissait là que d'une forte affection pour lui, en tant que meilleur ami, mais la vérité finit par s'imposer à elle depuis quelques lunes.
Elle l'aimait.
Alors qu'elle ne le devait pas. Elle n'en avait pas le droit. Elle ne pouvait avoir de compagnon, mais tout ça elle le savait déjà. Son rôle ne le lui permettait pas et elle le savait très bien quand elle a choisi cette voie, elle savait que jamais elle ne pourrait connaître l'amour éperdu entre deux loups fous l'un de l'autre, ou encore savoir ce que cela fait d'être mère, tout cela, Déanna l'avait accepté, son désir de prendre soin de sa meute allait au de-là d'avoir un compagnon ou bien de fonder une famille.
Et pourtant, voilà que l'amour avait pris forme dans son cœur, c'était un sentiment inconnu, tout nouveau pour elle, à chaque fois qu'elle était en présence du mâle, une douce onde de chaleur se propageait en elle, son pouls s'accélérait et toutes pensées s'envolaient.

Dans ces moments, elle se retrouvait à la merci de celui qui avait fait naître en elle de telles émotions et elle ignorait si cet amour était réciproque.
Et c'est là que le conflit prit place, non pas entre sa raison et son cœur, mais juste dans son cœur, une dispute entre deux amours, celui qu'elle porte à sa meute, et celui qu'elle porte au Bêta. Elle voudrait que le mâle brun l'aime en retour, mais si c'était le cas, cela n'en serait que plus déchirant car elle voulait oublier cet amour, elle voulait se consacrer entièrement aux siens, elle ne pouvait batifoler avec un loup alors que les siens avaient besoin d'elle...
Ce serait plus simple s'il ne l'aimait pas et elle espérait que c'était le cas. Mais d'un autre côté, elle voulait goûter à cet aspect si insouciant et doux de la vie, si tendre et aimant.
Toutes ses réflexions sentimentales prenaient trop d'importance dans l'esprit de la soigneuse, elle ne devait plus y penser et se mettre au travail, ce qu'elle fit.

La louve avait à peine commencer à préparer ses remèdes pour ses patients qu'elle sentit la présence d'un loup à l'entrée de la grotte, elle n'avait pas besoin de l'entendre pour savoir que c'était lui et pas un autre, elle le sentait jusqu'au plus profond de son être, son doux parfum familier parvenait à ses narines, un frisson de plaisir qu'elle ne put réprimer parcourut son échine. Il était là, tout près, il attendait à l'entrée, la louve ignorait ce qu'il venait faire ici si tôt.
Peut-être voulait-il simplement discuter ? Après tout ils étaient amis, du moins, c'est ce qu'il aurait du être pour elle. D'autres questions s'immiscèrent dans son esprit, plus probables et logiques, elle était la soigneuse de la meute Indrïl, peut-être était-il malade ou bien blessé ?
L'inquiétude s'empara d'elle à cette idée, elle avait pourtant l'habitude de contrôler ce sentiment pour garder son sang-froid mais là il s'agissait d'Olsönn... La louve d'ordinaire imperturbable eut du mal à se ressaisir et ce fut grâce à la voix du mâle qu'elle parvint à se calmer.

« - Salut Déanna ! Est-ce que je... Est-ce que je peux te parler ? »

Doux Murmure finit par se tourner vers lui, elle le vit enfin, ce mâle fort et robuste qui avait su prouver sa valeur et devenir Bêta, il faisait énormément d'efforts pour sa meute, il était comme elle, il désirait servir au mieux les siens, les protéger et Envol des Corbeaux l'avait compris, c'est pourquoi elle avait décidé de le prendre comme bras droit.
Cependant, malgré sa forte allure, la louve sentait la tension qui émanait du loup brun, autant dans ses paroles que dans sa posture mais elle en ignorait la cause et le voir ainsi lui fit un pincement au cœur.
La femelle parvint sans difficulté à chuchoter son nom, celui donné par ses parents, celui réservé à ses proches, dont elle, il l'avait autorisé à l'appeler ainsi alors elle en avait fais de même et l'entendre souffler son nom était un délice aux oreilles de la louve. Elle hocha ensuite la tête en l'invitant du bout de la patte à entrer et à s'asseoir pour pouvoir discuter.
Déanna ignorait tout de ce qu'il comptait lui dire mais un mauvais pressentiment s'installa en elle sans qu'elle ne puisse le refouler alors qu'elle attendait les paroles de son bien aimé.



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Merci Aily c'est trop beau *o*
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Spoiler:
 


Lorsque Déanna se tourna vers lui, le cœur du Bêta chavira. Il connaissait par cœur ces doux yeux ambrés, pourtant il avait l'impression de les redécouvrir chaque fois qu'il se plongeait dedans. Dans de vieilles légendes, racontées pour endormir les louveteaux, on conte l'existence d'une immense étendue de bleu, qui commence et ne fini jamais, ondulant au gré du vent. L'Océan. Ne l'ayant jamais vu, il ne pouvait se le représenter exactement, mais il était persuadé d'au moins une chose : si une telle étendue existait, et qu'elle ravissait autant la vue que ce que l'on racontait, elle n'était certainement pas bleue, mais ambrée. Comme les prunelles de Déanna, qui murmurait ce que sa voix ne laissait pas entendre.
Se perdre dans les méandres de son iris, c'était comme regarder le soleil couchant une fois encore. C'était toujours la même chose et pourtant ce n'était jamais pareil. C'était le calme d'une fin de journée et la violence du feu qui embrasait les nuages.
En un regard, elle effaçait tout ce qui était de trop, il ne restait que son amour pour autrui. Nul besoin de mots lorsque tant est dit d'un simple mouvement des yeux.

Olsönn entendit alors un chuchotement presque imperceptible, comme si c'était le vent qui cherchait à lui faire comprendre quelque chose. C'était sa douce qui le saluait, c'était bien son propre nom qu'il venait d'entendre.

D'un geste délicat de la patte, elle l'invita à la suivre. S'exécutant, il se rapprocha d'elle. Son parfum empli ses narines ; il clôt un instant ses paupières pour savourer cette fragrance divine. Puis il vint s'asseoir à côté d'elle. Elle était si belle. Les champignons phosphorescents, seule source de lumière de l'antre ténébreuse, dessinait autour de sa silhouette élancée un bel halo bleuté.

Happé par la contemplation de la plus belle louve de la meute, le mâle brun en oubliait presque la raison de sa venue. Il choisit ses mots avec soin, avant de se lancer timidement.

« Je suis venu te dire quelque chose Déanna. Cela fait un moment que je souhaitais t’en parler, mais je n’en trouvais jamais le courage ... »

Il s'arrêta brusquement. Ses yeux s'embuèrent de larmes. Son cœur cognait au creux de sa poitrine, si fort que ça en devenait douloureux. Il n'avait pas la force d'aller plus loin. Comment trouver les mots justes pour exprimer tout ce qu'il ressentait ? De quelle façon pouvait-il justifier cet attachement, lui prouver tout son amour ? Il aurait voulu lui crier qu'il n'était rien qu'une tempête de sentiments fougueux destinée à la briser, un orage déchaîné qui ne pouvait que la blesser de sa foudre. Il aurait tant aimé se prosterner devant elle, lui dire qu'il n'était né que pour être l'esclave de son amour, que pour la servir et l'aimer de tout son être. Il souhaitait lui hurler qu'il ne rêvait que de son corps contre le sien, que s'endormir à ses côtés était son plus grand fantasme et que rien ni personne ne l'empêcherai jamais d'être le seul loup qui puisse la combler de bonheur ...

Mais il n'osera jamais lui dire tout ça. Il baissa pitoyablement la tête. Son cœur tailladé laissa s'écouler une vague glacée de désespoir qui gela tout son être.


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Nous n'avons pas besoin de parler pour nous comprendre.


Feat. Chagrin du Vent - Olsönn


Quand le mâle s'exécuta et se rapprocha de la louve, le visage d'Olsönn apparut enfin à elle, sortant de la pénombre pour venir illuminer de sa présence la grotte de la soigneuse.
Pour Déanna, il était sa seule lumière dans ce monde de ténèbres, il l'illuminait bien plus que les champignons phosphorescents ou les quelques rayons de soleil qui arrivaient parfois à percer la voûte rocheuse. Non... lui était bien plus que ça... il ne se contentait pas d'illuminer son regard. Il illuminait aussi son cœur, à tel point que depuis qu'il s'était approché, ses battements s'étaient accélérés, cognant si forts dans sa poitrine qu'ils résonnaient dans sa tête et dans tout son être, lui faisant presque oubliée son mauvais pressentiment.

Les deux loups se contemplaient l'un l'autre avec émerveillement et amour, n'importe qui passant par là pouvaient sentir le lien qui les unissaient, les sentiments qu'ils éprouvaient l'un envers l'autre alors que les deux amants en question ignoraient tout des émotions de l'autre.
Olsönn fut le premier à mettre un terme à l'alchimie qui s'était créée entre eux, la tension était palpable, Déanna la sentit de nouveau et elle se reprit, cherchant un point d'ancrage pour se concentrer sur ce que le mâle allait lui dire.

« - Je suis venu te dire quelque chose Déanna. Cela fait un moment que je souhaitais t’en parler, mais je n’en trouvais jamais le courage ... »

Les battements de cœur de la louve repartirent aussitôt à la chamade, une multitude de questions s'insinuaient dans son esprit, ce qu'elle redoutait tant était sur le point de se produire, elle le savait, elle le sentait, c'était forcément ça, sinon pourquoi percevait-elle tant d'émoi dans la voix du mâle ? Pourquoi s'était-il arrêté si brusquement ? Que pouvait-il avoir à dire qui lui demande tant de courage si ce n'est qu'il avait lui aussi bravé l'interdit ?
Et finalement, c'est quand elle vit ses beaux yeux jaune et brillant, tels deux soleils en été s'embuaient de larmes qu'elle comprit qu'elle avait raison. Il était bel et bien venu pour lui avouer l'impensable.
Il l'aimait.
Il aimait cette louve. Cette même louve qui était la soigneuse de sa meute, la seule louve inaccessible, la seule louve qu'il ne pouvait avoir.
Déanna en eut le cœur brisé pour lui, elle se fichait de son sort, elle savait à quoi elle s'était engagée en choisissant cette voix... Mais lui... lui, il pouvait aimer, il en avait le droit, et il était malheureusement tombé amoureux de la mauvaise personne, d'une personne qui ne pouvait lui offrir l'avenir qu'il espérait avec, elle ne pouvait rien lui offrir, rien que de la souffrance...
Cette pensée fit monter les larmes aux yeux de la louve, jamais elle n'avait voulu le blesser, jamais elle n'avait voulu faire de mal à qui que ce soit, c'est pour ça qu'elle avait choisi de devenir soigneuse et pourtant, voilà qu'elle allait devenir la cause de la douleur de ce loup si fort et maître de lui...

Elle le vit baisser la tête et s'en fut trop pour elle, elle s'était fait violence pour rester à sa place, pour ne pas s'approcher davantage de lui, mais elle ne pouvait supporter plus longtemps de le voir si malheureux, si impuissant face à cette situation car elle savait qu'il avait conscience que cet amour était impossible et qu'il ne pouvait aboutir à rien d'autre qu'à un profond chagrin.
Jamais ils ne pourraient être réellement heureux s'ils devaient tout abandonner pour vivre leur histoire loin de la meute. Tout deux avaient pour vocation de servir cette meute jusqu'à leur dernier souffle, leurs proches leur manqueraient, ils mèneraient une vie difficile et solitaire, loin de la sécurité qu'offre une meute... Leur amour ne suffirait pas à combler toutes ces choses, ils le savaient...
Ils pourraient sinon rester ici et vivre leur amour au grand jour mais tout deux perdraient leur rôle et le respect des leurs, et cela ne les auraient pas rendu plus heureux...
Non... La seule solution envisageable était d'oublier leurs sentiments, de continuer leur vie chacun de leur côté, de s'efforcer à servir les leurs comme si de rien n'était, comme s'ils étaient de simples camarades.

Malgré ses douloureuses pensées, la louve finit par s'approcher de son bien-aimé, après tout, elle était la soigneuse... elle devait prendre soin des siens et les consoler en cas de besoin... Elle soupira intérieurement, à qui allait-elle faire croire cela ? Personne... Même pas à elle-même... Tout ce qu'elle voulait, c'était d'enfin se lover contre le corps de celui qui avait bouleversé son existence et qui avait fait naître en elle ces sentiments qu'elle ne pensait jamais connaître.
Dans un sens, elle le remerciait pour cela, pour au moins lui avoir permis de ressentir cela un jour, et bien que cela soit plus douloureux qu'elle ne l'imaginait, elle ne lui en voulait aucunement.
Une fois blottie contre lui, son museau s'enfouit dans la fourrure de son cou, ses yeux se fermèrent pour savourer sa fragrance si douce. L'espace d'un instant, Déanna se sentit ailleurs, loin de la grotte obscure et humide, elle était dehors, baignée par la lumière du soleil, sa chaleur apaisante caressant la silhouette de la louve alors qu'elle était couchée dans l'herbe, auprès du mâle qui dégageait cette aura similaire à celle du soleil.

Plusieurs minutes s'écoulèrent alors qu'elle gardait son corps près du sien, c'était la première et dernière fois qu'elle pourrait se montrer aussi proche de lui, qu'elle pourrait lui montrer son amour. Ce rapprochement avait également permis d'épargner au mâle d'avoir à parler, c'était aussi la réponse de la louve à ses non-dits et cela lui suffisait.
Ne pas avoir à parler était réconfortant pour la louve, elle appréciait se plonger dans le silence, laissant alors son corps et son regard s'exprimait à la place, cette forme de langage était pour elle plus honnête, plus sincère, plus pure et cela, Olsönn le savait et l'acceptait.
Ainsi, elle se contentait de rester contre lui, lapant tendrement ses joues pour essuyer les quelques larmes qui s'étaient échappées de ses iris qu'elle trouvait si belles dans leur simplicité, elle voulait faire disparaître toutes traces de sa douleur et de son désespoir, elle ne voulait pas qu'il soit malheureux à cause d'elle, elle voulait le voir heureux... Mais s'il l'aimait autant qu'elle l'aimait, alors il souffrirait pendant longtemps... prisonnier de ses sentiments... tout comme elle...
À la pensée de cette perspective, les épaules de la louve s'affaissèrent, elle resserra son étreinte et profita tant qu'elle le pouvait de ce moment unique dont elle s'était interdit de rêver, et même d'imaginer, depuis tout ce temps.



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